Le couple franco-allemand

Aide au développement - 9ème CMFA (Straubing, 9 juin 2008)

Le 9ème Conseil des Ministres franco-allemand s’est tenu le 9 juin 2008 à Straubing. Cette réunion ministérielle commune a lieu dans ce format depuis 2003 au printemps et à l’automne alternativement en France et en Allemagne. Il était consacré cette année à l’énergie et au climat.

Ministère des Affaires étrangères et Européennes / Ministère de la Coopération économique et du Développement

Le 9ème Conseil des Ministres franco-allemand s’est tenu le 9 juin 2008 à Straubing. Cette réunion ministérielle commune a lieu dans ce format depuis 2003 au printemps et à l’automne alternativement en France et en Allemagne. Il était consacré cette année à l’énergie et au climat.

Ministère des Affaires étrangères et Européennes / Ministère de la Coopération économique et du Développement

Maroc : énergies renouvelables

Le Maroc s’est fixé des objectifs ambieux dans ce secteur et prévoit de couvrir jusqu’en 2012 20% de la production électrique nationale avec des énergies renouvelables. 1000 MW devraient être produits à partir de l’énergie éolienne. De plus, la cinquième MENAREC (The Middle East and North Africa Renewable Energy Conference) aura lieu en 2008 au Maroc. Dans le cadre d’un programme national (PERG - Plan d’Eléctrification Rurale Globale), l’électrification de base en zone rurale est assurée par des annexes de photovoltaïque. L’AFD et la KfW coopèrent dans le cadre de sa mise en œuvre. Afin de promouvoir l’énergie éolienne, le gouvernement envisage de créer un fonds en espérant une plus grande participation du secteur privé à cette entreprise. L’étude de faisabilité a été financée par l’Allemagne et par la France - la BEI devrait également prendre part au financement du projet à l’avenir.

Partenariat pour la forêt du bassin du Congo et coopération au Cameroun

Les forêts du bassin du Congo en Afrique centrale forment le deuxième massif forestier du monde après celui de l’Amazonie et présentent une variété biologique unique. La préservation et la gestion durable de ce massif forestier est l’objectif du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (« Congo Basin Forest Partnership – CBFP » ), lancé suite au Sommet mondial de Johannesbourg en 2002. L’Allemagne et la France comptent parmi ses « membres fondateurs » avec les Etats du bassin du Congo, le Japon et les Etats-Unis. L’objectif de l’initiative est d’accompagner les Etats du bassin du Congo dans leur engagement, pris sous la forme de la déclaration de Yaoundé le 17 mars 1999, de préserver la forêt et de promouvoir la coopération sous-régionale et internationale. Pour ce faire l’organisation régionale « Commission des Forêts d’Afrique centrale » (COMIFAC), dont le siège est au Cameroun (Secrétariat exécutif à Yaoundé) et la présidence assurée par la Guinée Equatoriale depuis septembre 2006 jusqu’à septembre 2008, a été créée. La République centrafricaine prendra le relai pour les deux prochaines années. Un bureau franco-allemand vient en appui au Secrétariat exécutif à Yaoundé.

La 5ème rencontre des partenaires de la forêt du bassin du Congo a eu lieu le 26 octobre 2007 sur invitation du Gouvernement français. La conférence a été l’occasion de transférer la facilitation du Partenariat de façon exemplaire entre la France (2005-2007) et l’Allemagne (2008-2009). A cette occasion, la feuille de route de la facilitation allemande pour la période 2008-2009, qui s’incrit dans la continuité de la dynamique amorcée par la France, a été présentée à l’ensemble des membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo.

Avec d’autres bailleurs, l’Allemagne et la France soutiennent également le Cameroun pour la mise en œuvre du Programme Sectoriel Forêt – Environnement (PSFE) sous forme d’assistance technique, ainsi que d’aide financière. L’amélioration de la gouvernance, la certification d’une gestion durable des forêts ainsi que le processus européen FLEGT (EU Action Plan for Forest Law Enforcement Governance and Trade) sont au centre du dialogue politique commun avec le gouvernement camerounais. Des mécanismes innovants de financements tels que des fonds communs ont également été mis en place pour la protection des ères protégées.

Afrique de l’Ouest : lien entre l’accès aux services énergétiques et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (projet MEPRED et conférence MESWAD)

La Conférence MESWAD (« Mainstreaming Energy Services for West African Development ») a eu lieu les 26 et 27 mars 2008 sous le patronage de la Commauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette conférence intervient à la fin du projet MEPRED (« Mainstreaming Energy for poverty reduction and economic development ») cofinancé par la Commission européenne et quatre Etats membres, dont la France (via l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie, ADEME) et l’Allemagne (via la Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit, GTZ). Ce projet avait pour objectif d’intégrer l’énergie dans les politiques et programmes de développement des pays ouest-africains et notamment dans quatre pays pilotes : le Sénégal, le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Cette intégration de l’énergie non seulement permet la prise en compte des réels besoins énergétiques des secteurs utilisateurs, mais c’est également une étape indispensable pour mobiliser les financements nécessaires, en montrant le lien entre l’accès aux services énergétiques et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Initiative pour la Transparence dans les Inductries Extractives (EITI)

Lancée en 2003 sous l’impulsion de Tony Blair et soutenue dès le sommet du G8 d’Evian sous présidence française et lors du sommet d’Heiligendamm sous présidence allemande, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (EITI) regroupe sur une base volontaire des Etats, des entreprises et des organismes de la société civile qui souhaitent promouvoir une meilleure gouvernance dans les pays dotés de richesses en hydrocarbures et en ressources minérales. La finalité de la démarche vise, à travers plus de transparence sur les flux financiers, à limiter les risques de corruption, à rendre les gouvernements plus responsables de l’utilisation faite de ces revenus et à encourager indirectement leur allocation aux fins d’un développement économique et social durable. La France et l’Allemagne se partagent un siège au conseil d’administration d’EITI.

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