Le couple franco-allemand

Semaine des Ambassadeurs – François Hollande souligne l’importance du couple franco-allemand sur la scène internationale (25 août 2015)

Lors de son discours d’ouverture à l’occasion de la Semaine des Ambassadeurs, qui s’est tenue à Paris du 24 au 28 août 2015, le président de la République François Hollande a rappelé l’importance du couple franco-allemand sur la scène internationale, notamment dans la résolution des crises.

Ainsi, concernant la question des crises migratoires, a-t-il indiqué que la France et l’Allemagne « [font] des propositions pour que l’Europe apporte des réponses qui soient à la hauteur de la question qui nous est posée. Les ministres de l’Intérieur français et allemand ont travaillé pour élaborer un certain nombre de recommandations. J’en ai discuté [le 24 août] avec la Chancelière Merkel à Berlin et nous avons fait un certain nombre de propositions à nos partenaires. »

Et le président de la République de rappeler, au sujet de la crise ukrainienne, que l’Allemagne et la France ont permis, dans le cadre du « format Normandie », de conclure les accords de Minsk en février dernier.

« Cela a permis de sauver des vies, pas toutes, il y a encore eu des victimes ces derniers mois, et de définir un chemin. Il faut cependant être lucide, le cessez-le-feu n’est pas entièrement respecté [...]. La mise en œuvre des mesures de Minsk doit absolument être accélérée.

C’était l’objet de la réunion que nous avons eue hier à Berlin, avec la Chancelière et le Président ukrainien Porochenko. L’objectif est de pouvoir organiser des élections à l’Est de l’Ukraine, tel que cela est prévu dans les accords de Minsk. J’aurai à m’entretenir avec la Chancelière toujours et avec le Président Poutine pour envisager une nouvelle rencontre qui pourrait avoir lieu à Paris, dans le cadre du « format Normandie. »

Enfin, concernant l’Union économique et monétaire, François Hollande a indiqué qu’il revenait «  à la France, avec ses partenaires, et notamment l’Allemagne, de proposer et d’aller de l’avant. J’ai évoqué la formation d’un gouvernement économique, pour qu’il puisse avoir justement la force, à la fois de faire respecter les engagements, les règles qui sont admises par tous, mais aussi d’agir dans l’intérêt de la zone euro. »

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